J’intègre dans ma pratique les connaissances apportées par les neurosciences. Je tiens compte des principaux courants psychothérapiques mais aussi des informations scientifiques.
Je partage un article paru dans Cerveau et Psycho de janvier-février 2014. Les auteurs y expliquent de façon détaillée l’activité du cerveau d’une manière générale et plus particulièrement dans les cas de l’autisme, la maladie d’Alzheimer ou la sclérose en plaques. Je vous propose ce résumé simple :

connection neuronaleLe cerveau est étudié au repos et en fonctionnement. Cela permet d’établir un plan des connections neuronales appelé « connectome« . Lorsque les connections sont perturbées et engendrent des maladies, les scientifiques parlent de « connectopathies« .

 

Autisme
Dans le cas de l’autisme les scientifiques ont d’abord été amenés à penser qu’il y avait une « désorganisation de la connectivité entre les aires du cerveaux entrainant un appauvrissement de la connexion avec les autres aires cérébrales, rendant ainsi les régions frontales inaptes à exercer le contrôle des activités cognitives qu’elles assurent normalement ». De nouvelles recherches ont nuancé cette théorie et on parle maintenant de « réorganisation compensatoire de la topologie du cerveau. Cela signifie qu’au cours du développement du cerveau, les connexions au sein des réseaux se réorganiseraient afin d’assurer au mieux les fonctions cognitives.
Aujourd’hui, pour la communauté scientifique, l’autisme n’est plus considéré comme une maladie, mais comme une différence par rapport à un cerveau moyen standard. »
Enfin, on arrête de culpabiliser les parents de ces enfants avec des théories vieilles de 100 ans.

Man and thinkingAlzheimer et sclérose en plaques
La maladie d’Alzheimer et la sclérose en plaques sont aussi des connectopathies associées à un déficit métabolique.
Dans la maladie d’Alzheimer, ce sont deux zones importantes du cerveau (hippocampe et cortex cingulaire postérieur) qui subissent une réduction de leur activité métabolique entrainant les pertes de mémoire.

Dans la sclérose en plaques,ce sont les réseaux neuronaux impliquant la motricité qui sont mis en lumière par le connectome.

Ces nouvelles recherches donnent des informations importantes sur le fonctionnement du cerveau humain permettant de nuancer l’approche de certains troubles neuropsychiatriques.